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Compagnie Système B – Déconstruire pour mieux reconstruire

< L'Accélérateur Culture - Les projets accompagnés

L 8 décembre 2020

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Quand elle a intégré L’Accélérateur Culture en janvier 2020, la Compagnie Système B avait besoin de faire un pas de côté. Zoé Bridji, administratrice de production, revient sur le dispositif qui, en neuf mois, leur a permis de retravailler leur modèle économique et de prendre les bons risques.

  •  Quelle est la mission de la Compagnie Système B ?

Zoé Bridji : « La Compagnie a vu le jour en 2015, en même temps que ‘’Le Bal de Bellevue’’, projet auto-produit que nous voulons pérenne et évolutif. Nous proposons des bals du monde et des projets de territoire que nous créons à l’image des habitants d’un quartier. Le but est de créer du lien entre les personnes en allant à leur rencontre et en les associant a différentes actions artistiques. Nous collectons le patrimoine immatériel (récits de vie, des danses et des musiques) et le mettons en valeur. La Cie puise sa force dans la richesse de la diversité culturelle. Il y a une équipe fixe et un groupe qui se renouvèle régulièrement, composé entre autres de quatre musiciens attitrés (sans oublier les remplaçants), de trois artistes chorégraphiques, d’un chercheur et d’une ethno-musicienne. Nous produisons des bals et des projets culturels pour le compte de festivals, de communes, de lieux culturels ou encore des communautés de communes. »

  • Qu’est-ce qui a changé depuis votre participation à L’Accélérateur Culture ?

« L’accompagnement nous a donné le temps de la réflexion et une prise de recul. Nous avions besoin de retravailler notre modèle économique mais aussi notre façon de travailler. Grâce à L’Accélérateur Culture, nous avons déconstruit pour mieux reconstruire. Et les résultats sont là : nous nous sommes structurés en interne, nous avons mis en place de nouveaux outils pour mieux calibrer notre activité et surtout nous avons osé prendre des risques en agrandissant l’équipe ! L’Accélérateur nous a ainsi aidé à trouver l’équilibre entre sécuriser notre trésorerie et investir pour donner naissance à de nouveaux projets. Par exemple, nous avons des pistes de co-production pour finir la scénographie des bals et d’ici deux à trois ans, nous prévoyons de développer un projet international au Maghreb ; ce serait un travail d’échange et de partage autour des musiques et des danses d’Afrique du Nord. »

  • Comment appréhendez-vous l’avenir dans le contexte actuel ?

« C’est sûr, il va falloir tenir en 2021, c’est-à-dire maintenir nos charges fixes et les postes de chacun. Il y a peu de visibilité, c’est donc difficile de se projeter. Nous avons monté le projet  “Bal au balcon” dont la programmation est conditionnée par protocoles sanitaires. Pareil pour le Bal de Bellevue : les rencontres ont été interrompues, nous ne savons pas quand nous pourrons reprendre. Il va donc falloir repartir de zéro sur notre territoire d’ancrage avec le défi de remobiliser les publics. Il y a une certaine frustration puisque la crise sanitaire est contraire à nos objectifs de créer du lien et de la proximité entre voisins. Il va certainement y avoir un avant et un après dans l’habitude des gens mais c’est un défi qui nous plait et nous savons que, d’une façon ou d’une autre, nous réussirons à le relever ! »

  • Que pourriez-vous dire à une structure qui hésiterait à postuler ?

« Que c’est l’occasion de réinterroger son offre ! Au quotidien, on a peu d’occasions de soumettre son travail au regard de nos pairs. Pendant les dix mois d’accompagnement, nous avons pu voir le retour d’autres professionnels, ce qui a donné lieu à des pistes d’amélioration et d’innovation. On y trouve également un bénéfice en interne : ça amène un vent de renouveau, très fédérateur pour son équipe. Et enfin, participer à L’Accélérateur permet de prendre du temps pour se replonger dans les activités qu’on met de côté faute de temps. »

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