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Comment la startup 42 Factory capte (bien) l’air du temps

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L 4 mars 2019

Logo de l'entreprise 42 Factory / Atmotrack

Créée en 2015, la startup 42 Factory – qui propose un capteur de qualité de l’air – prépare sa 2e levée de fonds. Retour sur une success story nantaise.

C’est un boîtier blanc, un carré d’une douzaine de centimètres aux bords arrondis. Derrière la simplicité de ce boîtier se cache un petit bijou de technologie, capable de mesurer la qualité de l’air (particules fines, monoxyde de carbone, dioxyde de souffre et dioxyde d’azote) ainsi que le taux d’humidité, la pression, la température et le niveau sonore ambiant.

Si vous levez la tête sur l’île de Nantes, vous apercevrez une vingtaine de ces capteurs baptisés AtmoTrack. AtmoTrack est le bébé de 42 Factory, une startup nantaise (douze collaborateurs dont quatre en Chine) créée par deux récents trentenaires, Romain Scimia et Valentin Gauffre.

Données accessibles aux citoyens

« Le but dans un premier temps était de comprendre ce qui se passe sur l’île », explique Romain Scimia. « Maintenant nous voulons rendre accessibles les données au grand public. C’est pourquoi nous avons participé à la rédaction d’un « cahier de préconisations citoyennes » sur le partage des données avec les citoyens, et que nous avons participé à un appel à projet de la Creative Factory sur du mobilier urbain innovant, capable d’informer sur la qualité de l’environnement. »

Grenoble, Villeurbanne… et la Chine !

En tout, 42 Factory a déployé 300 de ses capteurs dans toute la France. Les dernières en date : la Ville de Grenoble a installé AtmoTrack sur ses bus, et la Poste de Villeurbanne les a adoptés fin 2018. « Nous couvrons les villes du grand Est et du grand Ouest, ainsi que… la Chine ! Mon associé y a fini ses études en 2012. A cette époque, les informations sur la qualité de l’air dans le pays n’étaient pas indépendantes. Nous nous sommes donc lancés sur ce marché, en privilégiant la clientèle entreprises, les coûts de fabrication étant trop élevés pour le grand public. » La réduction des coûts est d’ailleurs la cible de la prochaine levée de fonds, courant 2019.

 

42 Factory : quels liens avec la Creative Factory ?

« Le marché de la qualité de l’air est compliqué à adresser : beaucoup de clients ont des demandes particulières. Or, nous avons bénéficié en 2016 de l’accompagnement de la Creative Factory et d’Atlanpole, ce qui nous a permis de nous adapter à cet écosystème et de structurer notre offre. Puis nous avons réussi notre première levée de fonds de 300 000€, à la clôture de l’accélérateur Creative Factory Selection, en juin 2017. Aujourd’hui, nous sommes hébergés à la Creative Care Factory et participons par le biais de la Samoa à des expérimentation sur l’île de Nantes, dans le cadre du programme « Quartier Démonstrateur ». »
Romain Scimia, cofondateur de 42 Factory

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